Il faudrait plus d’une décennie pour que les consoles portables disparaissent complètement après le lancement de la DS, mais les systèmes portables traditionnels sont au bord de l’extinction en 2019.

La Nintendo continuera à soutenir les 3DS, mais n’a pas annoncé de successeur en dehors de la console Nintendo. Sony a abandonné la PlayStation Vita et n’a offert aucune indication qu’un suivi n’existera jamais. Et, bien que la Switch offre certainement un jeu portable en option, il ne s’agit pas d’un système portable au sens le plus vrai du terme. Il est plus performant quand il est connecté au dock, mais la console une fois en mode portable n’est pas exactement un format de poche. La Switch ressemble à un aveu que les portables modernes ont besoin de se différencier en se rapprochant des consoles afin de pouvoir rivaliser avec la concurrence.

Le jeu portable n’est plus le seul domaine des enfants qui jouent à la Game Boy, et c’est la faute de DS.

Peut-être pas pour tout le monde. Mais les innovations qui ont propulsé la DS vers son succès improbable ont certainement contribué à définir le format de jeu qui remplacerait les systèmes portables traditionnels, et ce, dans la durée de vie de la DS. A savoir, les jeux mobiles.

La DS semblait une contre-mesure improbable à la menace représentée par la PSP de Sony en termes de technologie brute. Ses deux écrans combinés offraient une résolution inférieure à celle de l’appareil de Sony et sa puissance de traitement 3D (qui n’était disponible que pour un seul écran à la fois) était plus proche de celle de la Nintendo 64 (plus d’infos) que celle de la PlayStation, proche de 2 HP, disponible pour les PSP. Et là où le design et la qualité graphique des jeux de Sony faisait plus haut de gamme, la DS originale est arrivée dans un boîtier qui arborait toute l’élégance d’une brique grise.